Anxiété, comment gérer ?

Se reconnecter à soi. Se connaitre, se comprendre.

Suite à mon récent sondage sur Instagram concernant l’anxiété, j’ai eu envie de vous écrire, une petite partie de moi. Je tenais tout d’abord à vous remercier, car j’ai compris grâce à vous, que je n’étais pas seule. J’ai, pour tout vous dire, même été très surprise. Je ne pensais pas qu’un aussi grand nombre de personne étaient anxieuses. Les angoisses font parties de moi depuis bientôt deux ans et c’est tout « nouveau » car avant ça, je n’avais jamais senti mon corps me lâcher. Je ne le sentais pas stresser, souffrir, affaibli… Pourtant ça devait être le cas. Comment est-ce arrivé ? C’était un vendredi soir, avec Alex on avait commandé des Sushis, on regardait un épisode de « The Handmaid’s Tale » (faut dire aussi que c’est pas la série la moins stressante du monde…) D’un coup j’ai ressenti des fourmillements dans ma main gauche, ces mêmes fourmillements montaient tout doucement le long de mon bras pour se loger dans mon épaule puis mon coeur, mon coeur s’est mis à battre à tout rompre et ma mâchoire est devenue raide, j’ai paniqué et mon corps s’est mis à trembler, j’ai dis à Alex d’appeler les secours, je pensais réellement faire une attaque… Pas une de panique mais une vraie attaque, je croyais vraiment mourir ! Je n’avais jamais de ma vie senti quelque chose d’aussi terrifiant, cette sensation de perdre mon corps, de faire un malaise, de ne plus gérer… De devenir folle. Nous sommes allées chez le médecin d’urgence. Sur le coup il ne comprenait pas car tout semblait « ok » sauf ma tension qui était plus élevée que la norme. Il m’a alors prescrit des prises de sang. Résultat : Anémie. Manque de Fer. Sur internet, ils disent que ça favorise les crises d’angoisses. Sur le coup, je ne savais pas que c’était une crise d’angoisse et le médecin n’avait pas du tout employé ce terme. Quelques semaines plus tard, rebelote : Crises d’angoisses, plus souvent, plus intenses, le soir surtout, tous les soirs… Plus précisément appelées crises de spasmophilies. Je dors beaucoup, j’ai l’impression de devenir folle, ne plus être moi, j’ai des nausées, je mange peu… Pourtant sous traitement pour le Fer, je me sens toujours épuisée. Je retourne chez le médecin, en labo, plusieurs fois. Ils me font des analyses de sang plus poussées, toujours mon manque de Fer mais rien d’autres, pas de maladies, pas d’anomalies… Suite aux conseils d’Alex et de mon entourage je demande une prise de sang pour la « Mononucléose ». Le médecin dit que je n’ai pas les symptômes « physiques » que ce n’est certainement pas ça… Résultat c’était bien ça. Mon pharmacien m’indique c’est une mononucléose profonde et non pas physique. Ma première crise d’angoisse est donc dû à cette anémie et cette mononucléose combinée. Fatigue extrême. Cela faisait 6 mois qu’on cherchait le « problème » et il était enfin là ! Sur papier, sous mes yeux. Cependant mes crises d’angoisses ont continuées, car en faire une, c’est en faire d’autres, régulièrement car la peur engendre les crises et les crises engendrent la peur… Cercle vicieux bonjour ! Ces angoisses m’ont attirées d’autres angoisses, comme l’hypocondrie, la peur de la foule et des magasins… Je supporte moins leurs lumières, le bruit et les gens… Du coup j’ai des vertiges et je fuis. Depuis je travaille sur moi, réflexologie, acupuncture, thérapie manuelle, hypnothérapie… Pour vaincre des angoisses qui n’ont rien à faire en moi. La fatigue liée à la Mononucléose dura 1 an et demi. Je dormais le midi au travail, le soir à 20h, je me levais à 7h pourtant j’étais toujours épuisée alors que mon quota d’heures de sommeil était largement dépassé. Aujourd’hui j’ai repris des forces, je dors beaucoup moins, récupère beaucoup mieux, je surveille mon Fer et je tente de boire assez d’eau. Je peux à présent « gérer » mes crises. De part mon expérience je sais qu’il ne faut pas en parler à « son médecin » comme beaucoup soutiennent, car il voulait me donner des antis-dépresseurs ! Vraiment ? Pourquoi ? C’est ça la solution ? Devenir dépendante et prendre quelques choses contre la déprime alors que je ne déprime pas ? J’angoisse, c’est différent, ça n’enlève en rien ma joie de vivre, j’ai juste peur de faire une nouvelle crise… Du coup, merci internet et merci à vous car c’est grâce aux expériences des uns et des autres que je me cultive et que j’avance aujourd’hui. Puis surtout grâce à elle, qui m’écoute, me comprend et m’accompagne. Savoir que nous ne sommes pas seuls, fait vraiment du bien. Après avoir fait mes petites recherches j’ai découvert l’Aubépine, ce sont des plantes qui aident à faire baisser son niveau d’anxiété. A présent j’arrive à déceler l’arrivée d’une crise, j’apprends à la contrôler, la contourner et quand on arrive à prendre le dessus, c’est presque gagné. J’ai remarqué que l’arrivée de mes règles jouaient aussi fortement sur ces crises, parce qu’hémorragiques elles provoquent en moi une perte de Fer et de nouveau ce cercle vicieux. C’est alors que l’hypersensibilité s’est avérée chez nous. Alex cherchait à mettre des mots sur son émotivité extrême et en trouvant ses réponses nous avons remarqué que tout cela me touchait de plein fouet… Ceci explique cela ? Je suis apparemment moi aussi, hypersensible, d’une autre manière. Tout ça pour vous dire que je travaille toujours sur moi, que vous n’êtes pas seuls, que tout ira bien. Je reste disponible si vous avez envie ou besoin d’en discuter. Tout arrive pour une bonne raison et chaque problème à sa solution. Le bon côté ? Aujourd’hui j’évite la foule des grands magasins pour faire nos achats dans l’épicerie du coin ou à la cueillette et nous prenons les mesures nécessaires pour que ces crises d’angoisses quittent mon corps. Nos recherches sur l’hypersensibilité évoluent, l’empathie, l’intuition, le fait de ressentir les choses… Tout est lié. Grâce à tout ça, j’apprends donc à m’écouter, me connaitre, me comprendre… Je vous embrasse fort et surtout, prenez-soin de vous.

Céline.

Crédit photo : Clémence Cosnefroy

2 réflexions sur « Anxiété, comment gérer ? »

  1. Merci pour cet article, il me permet de me sentir moins seule. Et je trouve ça très courageux de votre part de vous dévoiler ainsi, car pour moi c’est une chose dont j’ai plutôt honte.
    La première crise d’angoisse, j’avais 21 ans. Ca c’est passé pendant ma première relation intime avec l’homme qui est aujourd’hui mon conjoint. Sous l’effet de ses mains, je me suis mise à suffoquer, à manquer d’air. Une voix s’est mise a raisonner dans ma tête, j’étais tétanisée. Je me suis figée, et j’ai attendu la fin de ce supplice. Je n’ai rien dit, j’avais tellement honte. Je n’avais aucune idée de ce qu’il se passait
    J’ai commencé à boire et à fumer pour atténuer cette angoisse qui apparaissait a chaque rapport.
    Ça m’aidait un peu. Puis j’étais tellement mal que j’ai arrêté de manger. En me focalisant sur la nourriture, le décompte des calories et mon poids, j’avais la maîtrise. Je maitrisais mon esprit et mon corps, j’avais réussi.
    Mais ca n’a pas duré, les angoisses liées a l’intime sont revenus, et avec l’anorexie d’autres sont apparues.
    A 39 kilos j’ai du réapprendre a manger, et à faire comme si mes principales angoisses étaient normales. Des années ce sont écoulées , sans que je comprenne leur véritable origine.
    Je buvais, je fumais, et je me laissais faire en essayant de rendre les crises invisibles aux yeux de mon conjoint. Au bout de quinze ans il ne s’en est toujours pas aperçu.
    Puis en décembre 2018 , je suis tombée gravement malade. Pour calmer les atroces douleurs, on m’a injecté de la morphine. Un des principaux effets secondaires sont les hallucinations. Suite a cette injection, toutes les images me sont revenues, tous les moments de mon adolescence où mon frère a fait de moi l’objet des expériences sexuelles me sont revenues de plein fouet.
    Les médecins m’ont expliqué que mon cerveau avait enfouie ces événements pour ma Survie.
    Depuis ce jour, les angoisses se sont accentuées, l’anorexie est revenue elle aussi. Mon médecin traitant n’entends rien, tout ce qui l’intéresse c’est ma vraie maladie. Seule la psychologue de la chimio prend la mesure de mes angoisses, et tente de m’aider. Je trouve formidable qu’Alex te soutienne, ça doit être une grande aide pour toi. J’aimerais vraiment avec quelqu’un qui me rassure dans ces moments là.
    Voilà désolée d’avoir étalé ma vie. Je voulais encore te remercier d’avoir écrit cet article. Bon dimanche et prenez soin de vous pendant ce confinement

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  2. Je ne vis pas la même chose que toi, je ne comprend pas exactement ce que tu ressens mais je peux dire qu’il m’arrive une chose similaire, simplement ce n’est pas avec les humains. Je ne sais même pas comment appeler ça… Je ressens de manière très vive les émotions de personnages de livres, films, séries, je pleure donc devant tous et m’attache plus que de raison a ces personnages fictifs. Je pleure quand un personnage est triste, j’aime quand il aime, je suis heureuse quand il l’est… Je pleure même devant les films d’action et qui n’ont aucune scène triste ou supposée donner ce genre d’émotions au spectateur. Je suis en revanche aussi doué qu’un tabouret pour les relations sociales. Je crois que j’ai trop d’émotion en moi. Je peux me mettre à pleurer sans aucune raison dans la rue, je stresse très vite et mes membres tremblent quand je reste trop longtemps sans rien faire ou que j’angoisse. En l’écrivant je me rend compte que sur certains points ça ressemble à ce que tu décris mais en moins affolant ou puissant. Je crois savoir que tu n’es pas médecin mais peut être que tu peux me dire si tu as déjà ressentis quelque chose de semblable… Merci d’avance et je vous souhaite beaucoup de bonheur avec le mariage! D’ailleurs, ça ne te fais pas stresser plus que tu ne l’es déjà?

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